21 décembre 2004







Journée passée autour de l’Esplanade du Peuple, autour de la quelle est construite, l’Opéra, les musées, l’Hôtel de Ville. Délicieux déjeuner japonais en sous-sol d’un centre commercial, anguilles, raviolis et poulets frits à la japonaise…
Nous avons déambulé dans le musée de l’Urbanisme qui tente de consigner les bouleversements architecturaux et urbanistique de la ville passée d’une petite ville chinoise en 1849 (celle dont Hergé s’est inspiré dans Tintin et le lotus bleu) à une métropole coloniale Néo-Classique et Art-Déco au XIXème et XXème siècle pour devenir ce qu’elle est déjà, une gigantesque mégalopole futuriste. Il y a des grues et des chantiers ouverts entre chaque bloc d’immeubles ; nous avons trouvé hier un petit livre de photo qui montre côte à côte les mêmes lieux il y a 15 ans et aujourd’hui ; on n’arrive pas à y croire.
Entre les buildings de verre et les boutiques Ferrari nous avons pénétré dans un petit quartier de ruelles et de maisons chinoises à 1 ou 2 étages, consacré aux négoces des tortues d’eau, des criquets, des poissons et des oiseaux… Ce n’est plus la même Chine du tout… ça évoque d’un seul coup la Chine millénaire avec les enfants en habits matelassés, la poussière, les marmites fumantes et les joueurs de ma-jong assis dans la rue. J’aime beaucoup !
Ma plus grosse surprise est de ne voir que des chinois et des chinoises rieurs, extravertis et extrêmement affables. Il est possible que ce soit un tempérament propre à Shanghai.
Nous avons dîné dans un restaurant en étage sur Nanjing Road, la rue, la nuit tombée est peuplée de rabatteurs bon enfants qui nous proposent de nous offrir tous les vices de la terre… ils s’y connaissent en lupanars ; dans les années 30 c’était la ville qui comptait le plus de bordels au monde…
Nous avons terminé la soirée par un hammam bouillant au 7ème étage de l’hôtel, un peu moins décadent mais doux et apaisant pour le corps et l’esprit.
Bonne nuit !